La Sabline

Espaces muséographiques

Un Musée attractif et interactif

Ce Musée se déploie dans un ensemble architectural alliant bâti ancien et construction nouvelle. Spacieux, aéré et lumineux, il présente 368 m2 d’expositions permanentes mettant en valeur la richesse de ses collections préhistoriques. Il offre aux publics la possibilité de prendre la mesure des découvertes locales de façon scientifique, mais sous une forme attractive et ludique au travers d’une muséographie et d’une scénographie actuelles.

Les objets sont présentés dans des mobiliers diversifiés (vitrines cloches, vitrines totems, vitrines murales). Le parcours en boucle est ponctué de mobiliers interactifs (manipulations d’objets expérimentaux, maquettes, moulages tactiles, loupes intégrées dans les vitrines, audiovisuels, photographies, relevés et dessins illustrés…) complétant le discours qui se déroule sur les murs comme une frise chronologique. Cartels, textes et plaquettes de salle offrent aux visiteurs des niveaux de lecture différents. Pensé et imaginé pour satisfaire le plaisir des visiteurs de tous âges, dans l’approche et l’acquisition des connaissances, le musée a également été conçu pour présenter les objets dans des conditions de conservation optimales (lumière froide, vitrines à éclairage commandé par détecteur de présence…).

Un voyage au cœur de la préhistoire

Le musée propose un voyage au cœur de la Préhistoire locale en retraçant la vie des hommes dans le Lussacois au Paléolithique en abordant leur environnement, leur mode de vie, leurs savoir-faire techniques et surtout artistiques. Il se veut un maillon incontournable pour qui veut découvrir la Préhistoire en Poitou-Charentes.

La visite s’articule autour de cinq espaces où présentation chronologique et présentation thématique sont intimement liées. Le premier est consacré aux découvreurs et découvertes. Il permet l’approche du contexte historique et archéologique des découvertes préhistoriques faites à Lussac-les-Châteaux et dans ses environs. Il interpelle les visiteurs sur les traces laissées par nos ancêtres et les moyens humains et matériels dont nous disposons aujourd’hui pour les interpréter. Le deuxième espace, consacré à l’Homme et son environnement, aborde le contexte environnemental et climatique dans lequel vivaient les hommes préhistoriques au Paléolithique. Le troisième, agencé autour d’une maquette localisant les sites, montre les traces laissées par les hommes préhistoriques dans les principaux lieux d’occupation préhistoriques repérés et recouvrant différentes cultures s’étalant des environs de 60 000 à 10 000 avant nos jours. A chaque site correspond une vitrine totem présentant une sélection d’objets caractéristiques de la période et un texte explicatif alimenté de photographies et de relevés. Le quatrième espace propose une vision de la vie des Hommes ayant vécu dans la grotte du Bois-Ragot à Gouex aux époques magdalénienne et azilienne, soit entre 13 000 et 10 000 avant nos jours. A travers cet exemple bien documenté par une fouille rigoureuse et des études, sont abordées les questions liées au nomadisme et aux activités quotidiennes des Magdaléniens et des Aziliens. Leurs pratiques de la chasse et de la pêche. Leurs façons de se nourrir, de se vêtir et de se parer, de se fabriquer des objets et de créer sont développées une à une. Enfin le dernier espace est précisément consacré à la création artistique au Paléolithique et en particulier à l’art de la gravure. Après une présentation de l’art régional, le visiteur découvre l’art de la parure, puis l’art de la gravure sur matières osseuses et enfin l’art de la gravure sur pierre, constituant la spécificité et la particularité des sites lussacois.

Un art de la gravure exceptionnel

Galets et surtout pierres calcaires de dimensions variables ont été privilégiés comme supports de gravure par les hommes de Lussac. Les Magdaléniens de la Marche et des Fadets ont été particulièrement féconds. Le déchiffrage et la lecture des gravures est difficile car la plupart sont fines, superposées et enchevêtrées. Certaines restent indéchiffrées. D’autres révèlent des motifs non figuratifs, des figures géométriques, des animaux et, ce qui est exceptionnel, des représentations humaines traitées de façon réaliste. Ces dernières sont une spécificité du Magdalénien moyen régional. Hommes, femmes et parfois enfants ont été gravés sur les pierres. Le réalisme des figures invite à voir une véritable volonté de représenter l’individu par portrait ou caricature même s’il est parfois délicat, en l’absence de barbe ou d’attribut sexuel, de déterminer leur sexe. Seules les figurations de femmes enceintes semblent désigner un état physiologique. Individualisés et parfois groupés, ces humains sont traités en pied (assis ou debout) ou en portrait, de profil, et à une exception près, de face. Des détails vestimentaires, de coiffure ou de parure les caractérisent. Des audiovisuels complètent la valorisation de ces œuvres d’art mobilier en dévoilant d’un côté, la technique de la gravure sur pierre et de l’autre, les portraits que nous ont laissés les préhistoriques d’eux-mêmes.

Un parcours vers les sites préhistoriques

Après la visite du musée, le visiteur peut, grâce à un plan imprimé au verso du billet d’entrée, partir en balade vers les sites préhistoriques les plus proches devant lesquels sont installés des totems explicatifs. Si l’entrée dans les cavités n’est possible que dans le cadre des visites accompagnées, le visiteur a toutefois la possibilité de découvrir les sites dans leur environnement actuel et de profiter du paysage qu’offre la vallée avec ses falaises calcaires et ses habitats naturels occupés par des hommes au Paléolithique.