La Sabline

Des expos en entrées libres et gratuites

PEINTURES DE THIERRY CARRIER

Du 11 octobre 2019 au 11 janvier 2020
Tout public
Famille
Jeunesse

Vernissage le vendredi 11 octobre 2019 à 18h30 en présence de l’artiste

Cette exposition est imaginée en partenariat avec la Galerie Emmanuelle Rousse à St Savin. Une autre partie du travail de Thierry Carrier y sera présentée.


L’artiste
Thierry Carrier est né en 1973 à Bort-les-Orgues – rien à voir avec l’Île de Pâques. Diplômé des Beaux Arts de Toulouse, peintre, il vit et travaille dans le Lot: absolument rien à voir avec les Maoï. Si ce n’est, justement, le mystère qui se dégage de ses peintures. L’homme, massif, peint et dit qu’il peint. Il ne dit pas grand chose d’autre au sujet de sa peinture. Si ce n’est qu’il s’agit souvent d’auto-portraits: qu’il peigne une femme en décolleté ou un homme en costume, c’est surtout lui qu’il peint. Et voir ou entendre dans ce message une forme d’égocentrisme prétentieux serait l’erreur la plus stupide à faire à l’approche de ces imposantes représentations du sensible que sont les toiles de Thierry Carrier. En effet, quoi de plus humble que l’artiste qui ose s’offrir sans faux-semblant?

L’exposition
Une narration non imposée, qui devient subjective. "Dans ma peinture, je parle souvent de mise en situation d’un état, d’une représentation dépouillée de l’homme, d’un monde de silence où la narration se doit d’être contrôlée." T.Carrier

Ses portraits, la plupart du temps en buste, sont toujours de grande taille et représentés en contre-plongée, ce qui leur confère une présence forte, imposante. S’il s’agit souvent d’autoportraits, ces derniers ne sont pas forcément reconnaissables : ce n’est pas une représentation de lui-même qui l'intéresse, mais plutôt une représentation, hors du temps et hors de tout contexte, de l’être humain. On s’est longtemps demandé et on se demande encore ce que sont ces étranges Moaï qui ponctuent les paysages rudes et constamment battus par les éléments de l’Île de Pâques. Monolithes taillés entre le IXe et le XVIIe siècle, leur aspect particulier les rend reconnaissables du premier coup d’oeil sans qu’il soit pour autant évident de les discerner les uns des autres. Figés dans une expression de prime abord indiscernable, ces êtres de pierre semblent lourds d’un sens qui émane d’eux avec violence mais n’est pas aisément déchiffrable, bouillonnant sous l’enveloppe grise et froide qui protège sans camoufler leur âme intense.