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En parallèle de l’exposition « Aux origines de l’Arménie préchrétienne : du Kouro-Araxe à l’Ourartou », deux archéologues viendrons présenter leur travail autour de la protohistoire caucasienne.
François Fichet de Clairfontaine, Inspecteur général des patrimoines, collège archéologie, conservateur général du patrimoine, inspection des Patrimoines, Ministère de la Culture et de la Communication, nous parlera de la production du vin aux VIIIe-VIIe av. surtout en plaine de l'Ararat et en Géorgie.
Aurélia Lureau, Archéologue spécialisée en archéomatique, relevés 3D par photogrammétrie et lasergrammétrie, relevés par drone et photographie, membre de l'équipe de recherche sur la forteresse d'Erebuni, viendra parler de la Forteresse d'Erebuni, véritable symbole de la puissance Urartéenne et des apports des techniques de relevés modernes de l'archéologie : photogrammétrie, photographie par drone et le Lidar.
Résumé de la conférence d'Aurélia Lureau:
Restaurée puis inaugurée en 1968, la forteresse d'Erebuni est alors considérée comme un symbole de la puissance du royaume d'Urartu, au travers de laquelle le jeune état arménien tente de s'identifier. Urartu est un royaume de l'âge du fer constitué vers -860 et qui perdure jusqu'au VIe siècle avant notre ère. Grand rival du très célèbre royaume assyrien, il tombe dans l'oubli jusqu'à la découverte de la forteresse d'Erebuni et son ouverture au public en 1968 pour fêter "une capitale de l'URSS plus ancienne que Rome". A l'époque, tout est considéré contemporain (salle à colonnes, temples, palais, salles de stockage, etc,.). Depuis 2008, l'équipe franco-arménienne a peu à peu restitué une tout autre histoire (début VIIIe- mi VIe avant notre ère). Les fouilles comme les études du bâti reposant sur les techniques actuelles de relevés livrent les plans et l'organisation d'un site princier, qui a fortement évolué entre le début du VIIIe av., jusque le milieu du VIe avant notre ère. Le site fortifié est tour à tour centré sur de grands sanctuaires complexes inédits dont celui de Haldi (le dieu principal du panthéon urartéen), bouleversé par des séismes, et transformé par un grand programme monumental (salle à colonnes, palais réaménagé et agrandi etc,.. ) dont la création de magnifiques enduits peints trouvés à l'été 2026 constitue un des avatars des plus somptueux.
Ce "détricotage" scientifique s'appuie sur des techniques de relevés modernes : la photogrammétrie, photographie par drone, Lidar, etc. et sur l'étude des relevés produits. Ces deux spécialités du métier d'archéologue dont nous allons vous parler sont encore peu connues du grand public : venez voyager au Proche-Orient ancien et les découvrir avec nous !
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